Jeffrey Goldberg, le célèbre stratège américain analyse dans la Revue de Défense "The Atlantic", l'intérêt et les risques d'attaque par Israël de l'Iran et, en particulier, de ses installations nucléaires, dans l'année qui vient. Ses discussions avec des dirigeants israéliens ou américains comme avec des responsables arabes le conduisent à prévoir une telle guerre avec une probabilité de plus de 50%.
Israël attaquerait selon les modalités décrites dans le 2è article de la page.
Risques d'une attaque par Israël
- Israël s'exposerait à
• de vives représailles de l'Iran (certains envisagent que les meilleurs systèmes de défense israéliens ne pourraient pas empêcher le passage de toutes les attaques et évaluent une moyenne de 20000 victimes sur des zones autour de Tel-Aviv)
• des attaques du Hezbollah aux ordres de l'Iran depuis le sud Liban vers le Nord d'Israël
• des attaques depuis Gaza du Hamas excité par l'Iran vers le sud d'Israël
• une excitation palestinienne en Judée-Samarie polarisant Tsahal
- Sur le plan stratégique, Israël pourrait déclencher
• un vif refroidissement de ses relations avec les USA pouvant aller jusqu'à une rupture
• une crise pétrolière mondiale
• dans les pires scénarios, un embrasement régional entraînant dans la guerre Syrie, Jordanie, voire Egypte
• une vague mondiale d'agressions physiques antisémites par des musulmans chauffés dans les mosquées islamistes
• un consensus autour des religieux d'Iran qui en sortiraient renforcés.
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Israël ne prendra pas de risques
- L'auteur évalue le prix à payer d'un Iran nucléaire :
• L'Iran deviendrait un pôle fort de ralliement possible pour bien des Etats arabes ou sud américains
• Le terrorisme local protégé par le frère iranien devenu si fort s'en trouverait dopé
• La crédibilité des US n'ayant pu empêcher ce qu'ils avaient annoncé comme "impossible" s'en trouverait très affaiblie
• Bien des Etats seraient incités à se nucléariser, ce qui conduirait à une prolifération* non contrôlable et inévitablement à des guerres ou attaques nucléaires désastreuses pour l'humanité.
*Certains auteurs estiment que la prolifération est gage de non utilisation par dissuasion réciproque, citant les cas de USA/URSS, URSS/Chine, Inde/Pakistan. Ils ont tort, car
• les cas cités ont bien souvent été tout près de guerres nucléaires
• les pays nucléaires ont développé des systèmes de prévention d'utilisation nucléaire dans des cas spéciaux, ce qui pourrait ne pas être le cas des entrants
• la proximité entre les belligérants limite les temps de réflexion préalables à l'action nucléaire, rendant d'autant moins contrôlable une telle action
• la guerre n'a jamais été dissuasive : Napoléon/Russie, Guerres Mondiales, etc.
- Israël ne peut vivre sous l'épée de Damoclès d'une attaque qui le détruirait à la mesure de la Shoah et qui ne serait pas si improbable, vu l'agressivité extrême des Mollahs envers l'Etat Juif, appuyés en cela par les foules. Dès lors, Israël ne peut absolument pas laisser l'Iran se nucléariser et se devra d'agir préventivement si celui-ci persévère et avant qu'il ne soit trop tard, c'est à dire, selon les analystes, avant fin 2011.
Positions des dirigeants israéliens
- Les positions des dirigeants sont partagées
• Certains rêveraient de menaces plus musclées des USA contre l'Iran, suivies, le cas échéant d'une intervention militaire US
• D'autres pourraient faire agir Israël en premier pour entraîner l'action américaine
• D'autres jugent l'action impossible sans accord tacite arabe (turc et/ou saoudien pour autoriser les survols de leurs territoires) ou souhaitent la limiter à des sites phares, de façon dissuasive.
• Les opposants à une intervention soulignent que le temps jouerait pour Israël qui aurait 3 ans avant d'agir, et non pas l'année prédite par ceux qu'ils qualifient d'alarmistes. Le temps que l'Iran, souffrant des sanctions de plus en plus fortes que l'Occident lui impose, puisse céder sur une grande partie de son programme nucléaire. Le temps aussi qu'Israël scelle une paix au prix fort avec les palestiniens afin de neutraliser, voir coaliser quelques états arabes locaux afin de changer la donne régionale pour amener l'Iran à composer
- Nethanyahou, les USA et 50% de risque de guerre
Goldberg a bien compris que Nethanyahou ne partageait pas la dernière analyse citée, son surmoi étant si impacté par son père toujours en vie et ancien proche du faucon Jabotinsky.
Côté USA, le dilemne 'Obama/Iran' rappelle le 'Kennedy/Baie des Cochons' qui dura 13 jours bien remplis au cours desquels John et ses conseillers avaient longtemps hésité entre déclencher une guerre contre les Russes et négocier avec Krouchtchev.
La différence : le scénario est bien plus dur pour Obama qui, à la différence de Kennedy, a pléthore d'alliés & adversaires.
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Comment Israël attaquerait l'Iran
Cette analyse du Yerouchalmi est basée sur des informations fiables issues des revues spécialisées de Défense ou des sites atimes.com comme celles émanant du spécialiste David Moon exposant les modalités détaillées d'une éventuelle attaque aérienne d'Israël contre l’Iran.
Article Yerouchalmi publié avec les autorisations gouvernementales requises.
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Signes annonciateurs d'une possible attaque
• Le porte avion US Truman, la frégate allemande Hessen, un navire israélien et un groupe de navires ont, mi-juin, transité par le Canal de Suez que les Egyptiens avaient bien pris soin de fermer à tout trafic.
• Israël vient de lancer son satellite de reconnaissance Ofek-9 encore plus performant. qu'Ofek 7 lancé par lui peu avant son attaque il y a 3 ans contre le site nucléaire syrien.
• La Russie a renoncé à livrer à l'Iran et à la Syrie son très performant système S-300 de défense de missiles anti missiles.
• L’Iran vient d'équiper la Syrie d'un système de pointe de radar pour l’aider à détecter et à contrer toute frappe israélienne ainsi qu'à renforcer la défense du territoire syrien comme du Hezbollah au Liban.
• L’Iran et la Syrie auraient transferré au Hezbollah des missiles syriens M-600 capables de frapper Tel-Aviv (jusqu’à présent le Hezbollah n’a pu frapper que le nord du pays de manière approximative) et dotés d’une précision accrue. Idem pour les missiles sol-air et divers systèmes de roquettes dont l’arsenal serait passé de 12 000 en 2006 à 40 000 aujourd’hui.
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Modalités d'une attaque israélienne
Si Jérusalem décidait d'attaquer préventivement l'Iran, jugeant que sa menace existentielle nucléaire n'est plus acceptable, voici comment son aviation pourrait attaquer sans que son approche ne soit détectée trop tôt. La difficulté extrême des coordinations logistique et tactique d’une mission à si longue distance (1600 Km entre Tel Aviv et la centrale nucléaire de Natanz) impose d'en prédéterminer précisément les contenus politiques et stratégiques.
Contraintes de survol des espaces aériens
Le survol de l’Irak pour atteindre directement l’Iran est exclu car il fragiliserait de trop la fragile souveraineté irakienne que les USA entendent renforcer pour s'en détacher le plus vite possible et, en conséquence, froisserait les USA. Les moyens employés doivent ainsi permettre à Israël d’esquiver de 240 Km l’espace aérien irakien ou turc sans être détecté.
Israël serait donc contraint à une boucle autour de l’Iran par nuit sans lune dans une planification ultra précise et avec tous les soutiens logistiques possibles. Pour contourner l’espace aérien turc et éviter une alerte turque, le groupe d’attaque doit voler à basse altitude sur le nord syrien. Evitant la Turquie et coupant à travers le coin kurde, la distance en ligne directe de la ville syrienne de Latakin à Tabriz en Iran est de près de 1000 Km.
L'attaque se diviserait en groupes Q et E en un point prédéfini au Nord de l’Iran. Le groupe Q attaquerait les sites d’uranium connus de Qom & Natanz en survolant l'Iran sur 560 Km vers le Sud-Est. Le groupe E attaquerait le site de développement d’Espahan et le réacteur à l’eau lourde d'Arak en survolant l'Iran sur 770 Km vers le Sud.
Moyens lourds à employer par Israël
Israël doit employer de nombreux moyens dont :
• Des F-161 et des missiles AGM-88 anti radiation/ haute vitesse, pour neutraliser l’artillerie anti aérienne des états voisins hostiles à Israël
• Des F-151 pour contrer une contre-attaque aérienne iranienne
• 3 énormes avions ravitailleurs KC-707 devant stationner à proximité de Latakin pour assurer en vol le ravitaillement du groupe d’attaque de ces bombardiers F-161 de rayon d'autonomie inférieur à 1800 Km et F-151 d'autonomie supérieure à 4000 Km (ce soutien ne serait nécessaire qu'en cas d'attaque de cibles sur l’est iranien). Depuis quelques heures avant l'attaque, ils parcoureront, banalisés en Boeing 707 civils, plus de 5000 Km autour de la Péninsule arabique, au dessus du Nord du Golfe Persique avec leurs 40 tonnes de carburant.
• 4 avions "intelligents" Gulfstream G-550 pour désignation d'objectifs, détection des radars iraniens de défense anti aérienne et neutralisation desdits radars.
• La technologie 'Suter' employée il y a 3 ans contre la Syrie lors de l’attaque israélienne sur son premier réacteur nucléaire pour l'élimination desdits radars
• Les drones, avions sans pilotes de surveillance dont
o Le géant Heron - Eytan de 4,5 T (dont 1 T de charge utile), de la taille d’un 737, avec une autonomie de vol de 36 heures à 13.000 mètres d’altitude. Communiquant via satellite, son rayon d’action couvre l’Iran
o L'ultra petit Parpar (“papillon”) de 35 gr ! Un oeil volant pouvant être lancé et récupéré à l’aide de filets, de parachutes de freinage.
• Le satellite de reconnaissance Ofek-7 lancé il y a 3 ans fournit aux spécialistes du Renseignement israélien une capacité de cartographie de sites et systèmes d’une précision sans précédent testé avec succès sur l'attaque de 2007 contre la Syrie.
• Des missiles de croisière Popeye lancés de sous marins nucléaires basés dans la Mer d'Arabie pour semer la confusion au sein de l’armée iranienne afin de protéger les avions israéliens.
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Inévitablement, le Commandement US à Washington (jusqu'à Obama) sera informé car :
• Autour du Golfe Persique, les plateformes aériennes AWACS (EC-2 Hawkeys / E-3 Sentry / radars SPY-1) de l’US Navy et ses destroyers détecteront le réapprovisionnement des F-161
• L’une des 3 plateformes de Renseignement électronique de l’US Air Force RC-135 qui détectera l'attaque israélienne en captant les radars et conversations de défense aérienne iranienne sur les ondes ouvertes.
Les USA signaleront-ils une telle attaque si elle était non concertée avec eux au préalable ou feraient-ils "les morts" avec les informations reçues par eux ?
De même les saoudiens, s'ils détectaient ou étaient informés d'une telle attaque avec survol de leur ciel, défendraient-ils leur espace aérien ou bien, feindront-ils d'être aveuglés par les radars israéliens, trop contents de l'élimination de la menace iranienne qui les gêne tout autant...
Le dernier livre de Nolan Romy fait état de cette situation de guerre et je le conseil
à télécharger ici
Le Messie Son Retour et sa Gloire.pdf (2.75 MB)
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