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 Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima

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AuteurMessage
claude.c31



Masculin Messages: 648
Date d'inscription: 25/11/2010

MessageSujet: Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima   Jeu 24 Mar - 23:04

Rappel du premier message :

Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima dai-ichi


Source:
ACRO






Situation en France : les calculs prédisent un impact très faible du
panache radioactif en France, mais l'ACRO, avec son réseau de préleveurs
volontaires, sera vigilante. Les premières données seront disponibles en
ligne dès que nous aurons fait les mesures.


Ces analyses ont un coût et cette surveillance
citoyenne ne se fera pas sans votre soutien.


-> Lire la radioactivité
expliquée aux enfants
.








Actualités Japon









L’accident de fusion du cœur est le plus craint par
l’industrie nucléaire. Après le tremblement de terre d’une magnitude exceptionnelle
et le tsunami qui ont frappé le Nord Est du Japon, elle a eu lieu dans trois
des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima dai-ichi où la situation
est encore incertaine.

Nous tentons, sur cette page de suivre les évènements en nous basant
essentiellement sur la presse japonaise.

Notre pensée va d’abord aux nombreuses victimes et leurs proches. Nous saluons
aussi le courage des employés de la centrale qui font le maximum pour éviter le
pire dans une situation de désastre. Outre les problèmes personnels qui doivent
les frapper dans ces circonstances, les employés de la centrale prennent des
risques. En cas d’explosion, ils seraient les premiers touchés. Il a aussi été
relevé aussi des taux d’irradiation de plusieurs millisievert par heure à
proximité du réacteur (soit de l’ordre de 10.000 fois le bruit de fond
radioactif naturel), alors que la dose maximale admissible pour la population
est d’un millisievert par an.

Mardi 15 dans la journée un débit de dose de 400
millisieverts par heure a été mesuré à proximité du réacteur n°3 pendant
l'incendie au niveau du réacteur n°4 ! La situation est devenue excessivement
dangereuse pour les personnes sur place.
Elle
est ensuite retombée au niveau de l'ordre du millisievert par heure.


Jeudi 17 dans la journée, les niveaux étaient de nouveau de l'ordre de 400 millisieverts par heure. Plusieurs employés
sont déjà hospitalisés.
Dans soirée, il est retombé à 271
microsiverts par heure à la porte ouest de la centrale, laissant présager
un effet des arrosages.

La limite travailleurs a été augmentée à 250 mSv
par le gouvernement. Le standard international en cas de crise grave est de 500
mSv.

Dimanche 20 mars matin, 7 employés de TEPCo avaient reçu une dose supérieure à
100 millisieverts, la dose maximale habituellement admissible. L'un des
ouvriers blessés lors de l'explosion du réacteur n°3 a été exposé a un débit de
dose de 150 millisieverts par heure.

L'armée et les pompiers ont aussi commencé à intervenir. Pour les
militaires, la dose est limitée à 50 millisieverts. Pour les pompiers, la
limite est de 30 millisieverts.

La situation est très grave. Le système de refroidissement de secours de
plusieurs réacteurs, tous à l’arrêt, n’a pas démarré suite à l'inondation liée
au tsunami. Le cœur a commencé à s’échauffer et la pression a augmenté. Les
populations riveraines ont été évacuées, d’abord dans un rayon de 3 km, puis 10
et maintenant 20 km en fonction de l’évolution. Et cela dans des conditions
extrêmement difficiles.

Mardi 15 mars matin, alors que la situation était extrêment critique à la
centrale, il restait 354 personnes à évacuer dans le rayon des 20 km. Ce sont
par exemple des personnes hospitalisées. L'évacuation a finalement eu lieu
pendant la journée de mardi. Deux personnes hospitalisées sont mortes pendant
l'évacuation.

Mardi 15 matin, le mot "Tchernobyl" a commencé à apparaître dans les
déclarations officielles, pour dire que c'est moins grave.

Mercredi 16, l'ambassade des Etats-Unis à Tokyo a recommandé aux citoyens
américains l'évacuation d'un périmètre de 50 miles (80 km) autour de la
centrale de Fukushima.


 Samedi 19 mars, plus de mille patients
hospitalisés ont été évacués de la zone de sécurité située dans un rayon de 20
à 30 km.

Afin de conserver l’intégrité de l’enceinte de confinement, qui doit garantir
le confinement du combustible, des relargages de gaz radioactifs sont
régulièrement effectués. Une contamination en iode et césium a été relevée. Voir
plus bas
.

Il a été annoncé jeudi 17, que malgré la situation
radioactive, tout était fait pour apporter de l'électricité au plus vite vers
la centrale. Après avoir été attendue pour jeudi après midi, tarde à être
rétablie. Cette électricité permettra peut-être de remettre en route de
circuits de refroidissement classiques pour les réacteurs pas trop endommagés.
Cela pourrait être le cas du n°2.
Voir plus
bas
. Mardi 22 mars, les 6
réacteurs étaient reliés à une source électrique extérieure au site.
La journée la plus inquiétante a été mardi 15
mars. Un tableau de données de mesures sur le site de la centrale de Fukushima
dai-ichi, mis en ligne sur le site Internet de TEPCO (en
japonais), montre une élévation d'un facteur 10 du rayonnement neutron à partir
de ce jour, ce qui est un très mauvais signe. En effet, c'est un signe de
démarrage de réactions nucléaires.

Mercredi dans la journée, TEPCo a reconnu que la possibilité du redémarrage
d'une réaction en chaîne n'était pas à exclure. Le rayonnement neutron n'a pas
augmenté depuis.

La Corée du Sud a annoncé mercredi qu'elle envoyait 52,6 tonnes
d'acide borique au Japon sur son stock de 309 tonnes. Le bore sert à empêcher
ou arrêter les réactions en chaîne. La France a suivi avec 100 tonnes.



Mercredi 23 mars, TEPCo a dit qu'ils avaient observé
13 flash neutron à 1,5 km au Sud des réacteurs n°1 et 2 pendant 3 jours à
partir du 13 mars. Ce serait une preuve que de l'uranium et/ou du plutonium
aient eu des réactions de fission.




Réacteur n°1








Chronologie des évènements

Suite à une réplique sismique, une explosion d’hydrogène a soufflé le toit du
bâtiment réacteur n°1 le samedi 12 mars, mais l’enceinte de confinement
serait intègre. En libérant des gaz radioactifs, l’explosion aurait entraîné
une baisse de l’irradiation ambiante au niveau de la centrale.

Lors d'une conférence de presse du dimanche 13 mars à 19h30 (heure japonaise),
le CNIC
a expliqué que la pression à l'intérieur de l'enceinte de confinement a atteint
1,5 fois la pression maximale autorisée.

Dans la soirée du samedi 12 mars, les autorités ont autorisé le noyage
du bâtiment réacteur avec de l’eau de mer borée afin de refroidir le cœur.
Dimanche, la situation se serait stabilisée. Le bore absorbe les neutrons et
est injecté pour éviter un accident de criticité (réaction nucléaire en chaîne
explosive).

Pour le moment, il est fait mention de 4 employés de la centrale blessés lors
de l’explosion et d'un mort. Au moins 21 personnes auraient été contaminées par
les dégazages pendant qu’elles attendaient les secours dans la zone
d'évacuations des 20 km. On a appris plus tard, que le nombre total de
personnes contaminées pourrait atteindre les 160.

Mercredi 16 mars, TEPCo a annoncé qu'elle pense que 70% du combustible
de ce réacteur est endommagé suite à un début de fusion. La situation semble
stabilisée.

TEPCo espère rétablir l'électricité dans ce réacteur, d'abord vendredi 18 ou
samedi 19 mars. La date est repoussée sans cesse. La compagnie a aussi envisagé
d'asperger préventivement de l'eau dans la piscine pour éviter les problèmes
survenus dans les autres réacteurs.

L'électricité étant arrivée jusqu'au réacteur, TEPCo espère remettre sous
tension certains équipements à partir de mercredi 23 mars.

Mercredi 23 mars à 10h, heure locale, la température du réacteur n°1,
maintenant connue grâce au retour de l'électricitée, est montée jusqu'à 400°C.
Elle est descendue à 390° C, ce qui est toujours au-dessus de la température
maximale fixée par le constructeur qui est de 302°C, après que TEPCo ait
multiplié par 9 la quantité d'eau injectée dans le réacteur, même s'il n'y a
pas de risque de fusion du coeur à cette température. Le flux est passé 18
tonnes d'eau de mer par heure.

Etat actuel du réacteur

La température du coeur avant que de l'eau de mer y soit injectée pour le
refroidir.

Des relâchages contrôlés de gaz radioactifs ont eu lieu régulièrement mais
semblent arrêtés




depuis le 19 mars. De l'eau de
mer continue à y être pompée.

L'électricité est arrivée dans ce réacteur.




Réacteur n°3








Chronologie des évènements

La situation est aussi devenue inquiétante dans le réacteur n°3 dimanche 13
mars
matin (heure japonaise). L'eau de refroidissement a aussi manqué. Le
niveau d'eau aurait ensuite été rétabli.

Ce réacteur est chargé en MOx, combustible
contenant plus de plutonium que le combustible classique. La température de
fusion du MOX est aussi plus basse que celle du combustible classique.
Un
nouveau chargement de Mox devait quitter prochainement la France pour ce
réacteur.

Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu vers 17h30 heure japonaise dimanche
13 mars
, l'autorité de sûreté japonaise a annoncé que de l'eau de mer a
aussi été injectée dans ce réacteur et des gaz relargués. Elle n'exclue pas la
présence de poches d'hydrogène pouvant entraîner une explosion comme pour le
réacteur n°1.

De fait, deux explosions hydrogène ont aussi eu lieu dans le réacteur n°3, lundi
14 mars
à 11h, heure locale. Il y aurait 11 blessés. L'enceinte de
confinement n'aurait pas été endommagée.

Les autorités japonaises ont déclaré dimanche, en début d'après midi (heure
japonaise), qu'elles considéraient comme fort probable que la fusion du coeur
ait eu lieu dans les réacteurs n°1 et 3 de la centrale de Fukushima dai-ichi.
Même si elles ne peuvent pas le vérifier, elles travaillent actuellement avec
cette hypothèse. Mardi 15 mars, la situation semblait stabilisée dans
ces deux réacteurs.

D'après le Japan Times daté du 15 mars, dans la nuit de dimanche à lundi (à
confirmer) l'injection d'eau de mer dans le réacteur n°3 a cessé entre 1h et
3h20 du fait du manque d'eau dans la citerne. Cela a entraîné un échauffement,
une montée en pression et une augmentation du rayonnement. TEPCo a envisagé de
relâcher de la vapeur radioactive pour faire baisser la pression et d'évacuer
ses employés. Mais la pression a finalement baissé et les opérations ont
repris.

Depuis mercredi 16 mars 10h (heure locale) de la fumée blanche est
visible au dessus du réacteur n°3. Les niveaux de radioactivité ont augmenté
soudainement jusqu'à 6,4 millisieverts/h et fluctuent ensuite autour de la
valeur moitié. L'origine de cette vapeur d'eau radioactive a fait l'objet de
toutes les spéculations :
- eau dans le bassin de suppression qui est sous le coeur pour recueillir les
condensats ?
- fuite du coeur endommagé ?
Dans la soirée, les autorités se sont montrées plus rassurantes : il semblerait
que ce soit de la vapeur provenant de la piscine de combustible. Si de la
vapeur d'eau était visible, cela signifie que la température du bassin doit
être élevée. Il ne doit plus en rester beaucoup. Il faut donc trouver un moyen
d'ajouter de l'eau dans cette piscine, mais le rayonnement est trop élevé

pour
pouvoir approcher. Plusieurs solutions ont été recherchées et testées.

Jeudi 17 mars matin, des hélicopters de l'armée japonaise ont effectué 4
rotations pour arroser le réacteur n°3, mais le niveau de radiation n'a pas
baissé. Leur survol était beaucoup plus élevé que lors du test de la veille au
dessus du réacteur n°4 et donc le largage d'eau moins
précis. Il faudrait plus d'une centaine de rotations pour remplir le bassin à
un niveau minimal. Des camions pompiers sont ensuite arrivés sur le site en
soutien. La pression dans le réacteur est toujours en hausse. A 16h, heure locale,
de nouveaux camions de pompier avec un chargement d'eau sont arrivés. Dès que
l'évacuation des personnels est terminée, ils vont commencer à asperger le
réacteur n°3.

Mais, les premiers camions se sont révélés inopérants à cause du niveau de radioactivité.
Cinq nouveaux camions anti-émeutes de l'armée qui peuvent être actionnés sans
sortir de la cabine sont arrivés sur place pour prendre le relai. Cela
représente 30 tonnes d'eau en tout. Il ne peuvent rester que très peu de temps
sur place (90 secondes).

Depuis jeudi 17 mars au soir, la piscine du réacteur n° 3 est source
d'inquiétude. Le panache de vapeur serait un signe que l'eau atteint bien les
combustibles. La présence de MOx dans le coeur est une source d'inquiétude
supplémentaire qui fait que ce réacteur nécessite plus d'attention. Vendredi
18 mars
, la situation de la piscine semble stabilisée. Les arrosages à
partir des camions anti-émeutes se poursuivent. 50 tonnes d'eau auraient été
aspergées ce jour. Un canon à eau puissant a été prêté par l'armée américaine.
Le même jour, le survol des réacteurs a confirmé que les niveaux d'eau dans les
piscines n°3 et n°4 étaient bas.

Les pompiers de Tokyo ont aussi été impliqués car ils possèdent un camion qui
peut arroser sur une hauteur de 22 mètres à un débit de 3,8 tonnes d'eau par
minute. Ce camion, utilisé pour les incendies dans les grands bâtiments, peut
être actionné à distance, sans exposer les pompiers. D'autres camions
l'alimentent en eau. Mais, le plein de diesel doit être fait deux ou trois fois
sur une intervention de 7 heures. D'autres pompiers d'autres grandes villes
pourraient aussi intervenir.

Ces opérations ont continué au cours de la journée de samedi 19 mars et
la situation semblait se stabiliser. Dimanche 20 mars, les autorités ont
annoncé avoir aspergé 2 000 tonnes d'eau dans la piscine du réacteur qui ne
peut en contenir de 1 400 tonnes.

Un hélicoptère de l'armée a survolé la centrale dimanche 20 pour mesurer la
température. Dimance matin, la pression a recommencé à monter dans le coeur.
Elle semble s'être stabilisée dans l'après-midi, après avoir relâché des gaz
radioactifs. La température du coeur serait de 128°C. Celle de la piscine est
inférieure à 100°C.

De la fumée a été vue lundi 21 mars, entraînant l'évacuation d'une partie
des personnels, sans que l'origine soit connue. Cette fumée a disparu vers 18h
(heure locale). Les pompiers encore aspergé de l'eau auparavant, pendant 6
heures trente minutes. La quantité totale d'eau pour la piscine de ce réacteur
s'élève à 3 700 tonnes.

Mardi 22 mars, l'électricité a été rétablie. Chaque pièce doit
maintenant être contrôlée avant d'être mise sous tension qui devrait commencer
jeudi. La lumière de la salle de contrôle a été rétablie mardi 22. De grandes
quantités d'eau ont encore été aspergées au dessus de la piscine.

Mercredi 23 mars, de la fumée a de nouveau été aperçue au-dessus du
réacteur vers 16h40




(heure locale) et a entraîné encore
une fois une évacuation temporaire des ouvriers et l'arrêt de l'arrosage de la
piscine. La situation serait redevenue normale une heure plus tard. Les niveaux
de radioaction, quant à eux, n'ont pas changé. La température du coeur,
maintenant connue grâce au retour de l'électricité, dépasse la valeur maximale
estimée à la conception, mais resterait stable autour de 305°C.

Etat actuel
du réacteur


L'électricité d'origine extérieure au site est maintenant disponible pour ce
réacteur. Le coeur est partiellement fondu, de l'eau de mer y est
continuellement pompée à l'intérieur et des relâchages de gaz radioactifs ont
eu lieu régulièrement, mais ne seraient plus nécessaires actuellement. Malgré
les pompages, la jauge indiquant le niveau d'eau n'a pas bougé : elle ne doit
peut-être plus fonctionner. L'appareil de mesure de la pression dans la chambre
de suppression ne fonctionne plus depuis lundi 14 mars, sans que l'on sache
pourquoi.
La piscine contient 514 grappes de barres de combustible. Elle est à moitié
pleine. La chaleur émise n'est que de 10% de celle émise dans la piscine du réacteur
n°4
.



Réacteur n°2



Chronologie des évènements

Dimanche 13 mars
au soir (heure japonaise), des préparatifs sont en cours
pour injecter de l'eau de mer dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima dai-ichi.
Lundi 14 mars après midi le porte-parole du gouvernement a annoncé qu'il
n'y avait plus aucun système de refroidissement fonctionnel dans le réacteur
n°2 et que la pression montait dans l'enceinte. Le toit du bâtiment réacteur a
été percé lors de l'explosion du bâtiment voisin, permettant d'éviter
l'accumulation d'hydrogène et une explosion. Les barres de combustible dans ce
réacteur seraient complètement sorties de l'eau. TEPCo se veut rassurante en
disant qu'ils ajoutent de l'eau dans le réacteur, mais ne peut pas dénier que
le coeur ait commencé à fondre. On ne sait pas exactement combien de temps les
barres sont restées hors de l'eau ni la température qu'elles ont atteinte. Il
est fait mention de 2 heures et demie. Le seul employé qui s'occupe de la pompe
ne se serait pas rendu compte qu'elle manquait du fuel. Un peu plus tard, les
autorités ont annoncé que l'eau de mer a atteint un niveau de 2 mètres dans le
coeur. Les barres font 4 m.

La situation dans le réacteur n°2 s'est aggravée dans la nuit de lundi à mardi.
Le niveau de l'eau a de nouveau baissé. Des chiffres de 3 millisievert par
heure ont été annoncés à la télévision japonaise durant la nuit de lundi à
mardi (heure locale). La fusion du coeur de réacteur est très probable. Les
opérations de pompage ont repris mardi matin très tôt. A 3h, heure locale, la
pression a baissé, mais TEPCo ne peut pas confirmer que les barres de
combustible sont bien noyées. Des valves pour la vapeur se seraient fermées
sans que l'on comprenne pourquoi. Il se pourrait aussi que l'eau fuit de
l'enceinte de confinement. Bref, l'eau ne semble pas monter aussi vite
qu'attendu.

Mardi 15 mars matin à 6h10, une nouvelle explosion a été entendue et il
est probable que l'enceinte de confinement du réacteur n°2 soit endommagée. La
"chambre de suppression" qui sert à réguler la pression si la vapeur
ne peut pas être conduite correctement à la turbine, est endommagée. Selon les
autorités, la situation demeure incertaine dans ce réacteur.



Mardi, il a été annoncé que l'enceinte
de confinement n'était plus étanche. Ce réacteur relargue des gaz radioactifs
de façon incontrôlée. L'appareil de mesure de la pression dans la chambre de
suppression ne fonctionne plus depuis l'explosion. Mercredi 16 mars, la
température semble stabilisée.

Jeudi 17 mars, de la vapeur a été aperçue au dessus du réacteur n°2
laissant présager que la piscine se soit aussi mise à bouillir.

TEPCo espérait rétablir l'électricité dans ce réacteur vendredi 18 ou samedi 19
mars. C'est la priorité n°1 pour l'alimentation électrique, car le toit n'ayant
pas explosé, il est difficile d'y verser de l'eau dans la piscine depuis
l'extérieur. Un cable électrique a été connecté Samedi 19 mars au
réacteur n°2 pour relancer les systèmes de refroidissement, mais le courant n'a
pas encore été établi. L'électricité est arrivée dimanche 20 mars à 3h46
(heure locale), mais il faut s'assurer de la qualité des circuits électriques
avant de les remettre sous tension pour ne pas ajouter un accident électrique.
Ils vont commener par rebrancher les détecteurs de radioactivité, la lumière...
avant d'essayer de remettre en marche les pompes pour le coeur et la piscine.
TEPCo espère aussi pouvoir remettre en route les systèmes de ventilation et les
filtres afin de limiter les rejets radioactifs.

Les pompes électriques en place, si elles marchent, sont plus puissantes que
les pompes amenées sur le site. Mais la pompe électrique qui pourrait refroidir
la piscine du réacteur n°2 chauffe et doit aussi être refroidie avec une autre
pompe qui doit, elle-aussi, être opérationnelle...

Ces conditions font qu'il est difficile d'établir un calendrier prévisionnel.
D'autant plus que des pièces ont sûrement été endommagées lors de l'explosion
qui a eu lieu au niveau de la piscine de suppression.

De la vapeur d'eau a été vue au dessus du réacteur n°2 lundi 21 mars
vers 18h20 (heure locale). Elle vient s'ajouter à la fumée vue sur les réacteur
n°3 et a retardé les opérations de rétablissement de l'électricité. La
radioactivité a soudainement augmenté avant de redescendre. Dans la matinée,
les pompiers ont giglé de l'eau dans la piscine de ce réacteur pendant 2 heures
environ.

Mardi 22 mars, deux ouvriers travaillant sur le rétablissement du
circuit électrique ont été blessés et ont dû être hospitalisés. Ce n'est pas un
problème d'irradiation.

TEPCo espère remettre sous tension certains équipements à partir de mercredi
23 mars
. Le même jour, la NISA (Autorité de Sûreté japonaise) a expliqué
qu'il y a deux jours, le rayonnement était de 500 millisieverts par heure dans
la salle des machines, rendant difficile le rétablissement de l'électricité
dans la salle de contrôle. La compagnie n'a donc pas pu redémarrer la pompe du
système de refroidissement. La température du coeur varie entre 102 et 109°C.

Etat actuel
du réacteur


TEPCo pense que 33% du combustible du réacteur n°2 est endommagé suite à un
début de fusion. Des relâchages contrôlés de gaz radioactifs ont
eu lieu régulièrement mais semblent arrêtés depuis le 19 mars. De l'eau
de mer continue à y être pompée. L'électricité est arrivée au réacteur n°2 qui
n'a pas encore été mis sous tension.





Réacteur n°4



Chronologie des évènements

Ce réacteur était arrêté depuis novembre 2010, c'est à dire bien avant le tremblement
de terre de vendredi 11 mars. L'eau de refroidissement du bassin avec le
combustible usé s'est évaporée. Le combustible s'est échauffé, il y a eu une
explosion d'hydrogène mardi 15 mars matin à 9h40 (heure locale), suivie
d'un incendie. Le niveau de radioactivité à proximité des réacteurs a atteint
les 400 millisieverts. L'incendie a finalement été maîtrisé et les niveaux de
radioaction ont baissé.

Des niveaux de quelques microsieverts par heure ont été détectés à des dizaines
de kilomètres de l'incendie. Les vents étaient dirigés vers les terres et le
temps était à la pluie et neige. Un niveau de radioactivité légèrement
supérieur à la normale a également été relevé mardi à la mi-journée à Tokyo
ainsi qu'en extrême-orient russe.

Toutes les personnes (sauveteurs...) ont été évacuées dans un rayon de 20 km.
Les personnes confinées dans un rayon de 30 km.

Les consignes de protection et de confinement tournent en boucle sur la
télévision japonaise.

Il semblerait que de nombreuses personnes ont commencé à s'éloigner le plus
loin possible de la centrale de Fukushima dai-ichi par tous les moyens de
transports disponibles.

Mardi 15, vers 22h (heure locale), il a été annoncé que le niveau de
radioactivité dans la salle de contrôle du réacteur n°4 est devenu trop élevée
pour que les ingénieurs puissent y effectuer un travail normal. Ils ne peuvent
pas rester longtemps et doivent effectuer des va-et-vient. Cela menacerait les
opérations de pompage dans la piscine de combustibles usés. Tepco a évacué 750
employés du site de Fukushima, où il ne reste que 50 ingénieurs et techniciens.
Actuellement, ils seraient 180 à la centrale, même s'ils ont dû se réfugier
pendant un temps mercredi.

L'exploitant TEPCo semble complètement dépourvu face à la situation. La
compagnie a étudié l'option d'utiliser un hélicoptère pour arroser la piscine,
mais mercredi 16 mars matin, TEPCo a annoncé avoir abandonné cette idée
trop compliquée. En effet, un hélicoptère ne peut transporter qu'une petite
quantité d'eau à la fois.

La température à l'intérieur de la piscine est inconnue. Lundi, elle était de
84°C, plus du double de la normale. Le niveau d'eau a aussi diminué. Il se peut
qu'il n'y ait plus d'eau.

TEPCo est sans nouvelles de deux techniciens après l'explosion. IIs se
trouvaient dans le secteur de la turbine du réacteur n°4.

Mercredi vers 6h00, heure locale, un incendie s'est à nouveau déclaré dans la
piscine de combustibles usés. Une demie-heure plus tard, le feu semble éteint.
Vers 17h, un hélicoptère de l'armée a décollé pour arroser la piscine et mesuré
la radioactivité. Il a fait demi-tour à cause du niveau trop élevé de
radioactivité, la dose limite pour l'armée ayant été atteinte. Il a cependant
pu observer qu'il restait de l'eau dans la piscine, ce qui laisse un peu de
temps pour réagir.




Une tentative de refroidissement
avec des lances de pompier devait démarrer jeudi 17 mars matin (heure
japonaise). Il faut d'abord évaluer la distance optimale en terme de radiation
et apporter de l'eau en quantité suffisante. Puis, c'est la piscine du réacteur
n°3 qui a été prioritaire.

Il se peut que l'armée aide à arroser la piscine du réacteur n°4 menaçante
et actuellement inaccessible à cause des niveaux de radioactivité. Les
Etats-Unis, qui ont d'importantes bases militaires dans le pays, vont fournir
de nouvelles pompes puissantes. En effet, l'eau de mer dégrade vite les pompes
et il en faut de secours sous la main.

Jeudi soir, les piscines des réacteurs 3 et 4 retenaient encore toute
l'attention. Mais, vendredi 18 mars, la situation semble stabilisée.
Bref, les informations contradictoires se succèdent.

TEPCo espérait rétablir rétablir l'électricité avant dimanche 20 mars sur ce
réacteur.

80 tonnes d'eau ont enfin été aspergées dans la piscine à partir de dimanche
20 mars
matin pour la première fois. L'opération a duré une heure. L'armée
a repris les opérations dimanche vers 18h20 (heure locale). Elle compte aussi
enlever des décombres et débris radioactifs qui gènent les opération à l'aide
de tanks. Les opérations de déblaiement ont débuté lundi 21 mars.

Lundi 21 mars, TEPCo a réussi à tirer un cable électrique jusqu'au
réacteur n°4. L'electricité est arrivée mardi 22 mars à 10h35. Chaque
pièce doit maintenant être contrôlée avant la mise sous tension qui devrait commencer
jeudi. De grandes quantités d'eau ont encore été aspergées au dessus de la
piscine (150 tonnes avec une pompe allemande).

Jeudi 23 mars, de l'eau est toujours aspergée dans la piscine. La
lumière serait revenue dans la salle de contrôle.

Etat actuel
du réacteur


Le coeur du
réacteur est vide. Seule l'armature métallique du bâtiment est encore en place.
On craint la reprise d'une réaction nucléaire en chaîne dans la piscine qui
contient 783 grappes de barres de combustible usés plus 584 grappes partiellement
utilisées. Ces dernières ont été retirées du coeur pour y remplacer une pièce.
Ce sont elles qui sont la principale source de chaleur dans la piscine.

Il y a environ deux millions de kilocalories par heure de chaleur qui est
générée dans cette piscine, soit trois fois plus que dans les piscines des
réacteurs 1 et 3 réunis. Un simple calcul permet de montrer que l'eau de la
piscine augmente de 2°C par heure si elle n'est pas refroidie. Si le système de
refroidissement peut être remis en route, la température pourra être maintenue
en dessous de 40°C. Sans lui, il faut environ une journée pour que la piscine
commence à bouillir et une dizaine de jours pour évaporer complètement l'eau.



Réacteurs 5 et 6



Etat actuel des réacteurs





Comme le réacteur n°4, les réacteurs
5 et 6 étaient arrêtés avant le séisme. Mais après les évènements dans les
autrs réacteurs, leur surveillance des réacteurs a été renforcée : le
refroidissement ne semble pas fonctionner correctement. A la différence du
réacteur n°4 où tout le chargement était dans la piscine d'entreposage, il n'y
en a qu'un tiers dans les piscines des 2 autres réacteurs arrêtés. La
température y est plus élevée que la normale.

Les toits de ces deux réacteurs ont été percés samedi 19 mars pour éviter une
accumulation d'hydrogène et une explosion. Un générateur électrique a pu être
réparé sur le réacteur 6 et alimente une pompe de refroidissement des deux
piscines de combustible. Dimanche 20 mars matin, la température a commencé à
baisser. A 7h (heure locale), elle était de 37,1 et 41 °C respectivement. Enfin
une bonne nouvelle !

Les combustibles usés de la piscine du réacteur n°5 constituent la deuxième
plus forte source de chaleur de la centrale. La piscine est remplie au deux
tiers, mais la quantité de chaleur émise représente un quart de celle émise par
les combustibles de la piscine du réacteur n°4.

L'électricité extérieure est arrivée lundi 21 mars à 11h30 (heure locale) au
réacteur n°5 et a pu prendre le relais du générateur de secours 90 minutes plus
tard.

La température des coeurs de ces deux réacteurs semble stabilisée en dessous de
100°C et celle des piscines à des niveaux normaux.



Radioactivité au Japon



Dans une note publiée le dimanche 13 mars à 19h, l'IRSN "craint que des
rejets très importants se soient produits en même temps que l'explosion".
La télévision japonaise a diffusé des images de radiamètres saturant dans une
mairie proche du réacteur qui a explosé. Le discours officiel est toujours
rassurant. On ne voit aucune image de personne en shadok ou se protégeant des
radiations dans les médias japonais, contrairement aux médias étrangers.

Suite aux évènements du mardi 15 mars, le gouvernement a ordonné à toutes les
préfectures de rendre publiques les données de mesure de la radioactivité. De
fait, de nombreuses données sont apparues sur Internet. Nous donnons quelques
liens en anglais ci-dessous. Il y en a beaucoup plus en Japonais.

Attention, les chiffres sont donnés en microsieverts par heure. Pour rassurer,
les autorités japonaises donnent les doses reçues lors de certains actes
médicaux à titre de comparaison. Mais ces doses sont données en microsieverts.
Ce n'est donc pas directement comparable.

Les niveaux de radioactivité ambiante (débits de dose) évoluent très vite et
fluctuent en fonction de la météo. De nombreux sites japonais recensent des
données.

Voici quelques sites en anglais :
- à Wako dans la banlieue de Tokyo, laboratoire RIKEN
- au niveau de la centrale de Monju
dans la préfecture de Fukui
- en différents points du pays
- les maxima sont répertoriés sur
une carte

Il y en a beaucoup plus en japonais. Nous consulter. Pour la journée du 17 mars
dans la
préfecture
de Fukushima, voir par exemple ici.

A titre de comparaison, le bruit de fond naturel est autour de 0,05
microsieverts/h.

Des mesures de la composition du panache des centrales sont disponibles en
ligne en anglais. Mise en ligne du 18 mars et du 23 mars. Seuls les émetteurs gamma sont donnés.

L’IRSN a publié une évaluation de la radioactivité rejetée par la centrale de
Fukushima Dai-ichi jusqu’au 22 mars 2011 :
Gaz rares : 2 10+18 Bq ;
Iodes : 2 10+17 Bq
;
Césiums : 3 10+16 Bq ;
Tellures : 9 10+16 Bq.
Plus de détails ici.

Lundi 21 mars, de fortes activités ont été détectées à Hitachinaka
(Ibaraki) à 120 km au Sud Ouest de la centrale : 13 000 becquerels de
césium-137 par mètre carré. Mais la NISA (ASN Japonaise) s'est voulue
rassurante : c'est un tiers de la limite pour les personnes vivant en zones
contaminées qui est de 40 000 Bq/m2. Pour l'iode 131, la valeur était de 93 000
becquerels par mètre carré, soit le double de la limite.

Il n'est toujours pas question d'étendre la zone d'évacuation et la zone de
confinement.

Le mardi 22 mars, le journal Asahi indique qu'à l'hôpital d'Iwaki dans
la province de Fukushima, il manque un peu près 30% des médecins et
infirmières, ce qui pose un problème face à l'afflux de patients. Ils se
seraient enfuis par crainte des radiations.

-> Pour en savoir plus, voir la radioactivité
expliquée aux enfants
.

Contamination de l'eau

Mercredi 16 mars, des traces de césium et d'iode ont été découvertes
dans le réseau d'approvisionnement en eau de Fukushima. Plus tard dans la
journée, il n'y avait plus de césium ni d'iode.

Il est important de préciser que la plupart des captages pour l'eau potable au
Japon se font dans les rivières ou lac. Le transfert des retombées radioactives
à l'eau du robinet est donc rapide.

Samedi 19 mars, de l'iode radioactif a été détecté dans l'eau du
robinet dans les villes au voisinage de la centrale et à Tokyo. Le ministère de
la santé a pécisé que ces niveaux étaient en dessous de la limite admissible fixée par le gouvernement
japonais (limite fixée à 300 Bq/L pour l'iode dans l'eau et le lait). Par
exemple, 77 becquerels par litre d'eau à Tochigi, 2,5 bq/l à Gunma, 0,62 bq/l à
Saitama, 0,79 bq/l à Chiba, 1,5 bq/l à Tokyo et 0,27 bq/l à Niigata.
Cependant, il a été mesuré à un niveau supérieur à la norme dans la
ville de Kawamata, située à 45 km au Nord Ouest de la centrale a annoncé samedi
le ministère de la santé.

Du césium radioactif a également été mesuré dans l'eau du robinet des
villes de Tochigi (1,6 Bq/l) and Gunma (0,22 Bq/l), proche de la préfecture de
Fukushima.
Le mardi
22 mars
, le ministère de la santé a ordonné à 5 municipalités de la
province de Fukushima de recommander aux résidents de ne pas donner de l'eau du
robinet aux enfants car la concentration en iode dépasse la limite maximale
admissible pour les bébés qui est de 100 becquerels par litre. (300 pour les
enfants et les adultes). 120 becquerels par litre ont été mesurés à Date lundi
21, 150 bq/l à Koriyama, 220 bq/l à Minamisoma et 130 bq/l à Kawamata.

Mercredi 23 mars, la limite en iode pour les bébés dans l'eau du robinet
a aussi été dépassée à Tokyo. Il y avait 210 becquerels par litre à une station
de purification de l'eau. Les supermarchés ont immédiatement vendu tous leurs
stock d'eau en bouteille. La municipalité a donc annoncé qu'elle allait
distribuer 240 000 bouteilles aux familles avec enfant. Des experts ont signalé
que la quantité d'iode peut être réduite en faisant bouillir l'eau.

Contamination de l'alimentation

Samedi 19 mars, une contamination radioactive a été détectée dans des
produits alimentaires (lait et épinards) à proximité de la centrale. Le
Ministère japonais de la santé a ordonné aux autorités locales d'enquêter sur
la provenance des produits et de prendre les mesures appropriées. Ces produits
n'ont pas été mis sur le marché et les agriculteurs indemnisés par TEPCo.

Lundi 21 mars, l'OMS a déclaré que la contamination de l'alimentation au
Japon était plus inquiétante que ce qu'elle avait craint au début. Le même
jour, le gouvernement japonais a interdit la commercialisation des épinards et
autres légumes feuille des 4 préfectures les plus touchées par les retombées
radioactives. En 2009, cela représentait 17,4% de la production du pays et 60%
des épinards vendus à Tokyo. La commercialisation du lait de la province de
Fukushima a aussi été interdite. Des compensations sont proposées par le
gouvernement.

Mardi 22 mars, le gouvernement a demandé à la préfecture de Fukushima de
ne plus commercialiser de légumes récoltés dans la province. Il recommande à la
population de ne plus le consommer. La commercialisation du lait et du persil a
aussi été suspendue dans la province voisine de Ibaraki. Une contamination de
82 000 becquerels en césium, soit 164 fois la limite a été annoncée dans des
''kukitachina'' (légume feuille) à Motomiya et de 15 000 becquerels d'iode, ce
qui représente plus de 7 fois la limite.

Contamination de la mer

TEPCo commencé à contrôler la radioactivité dans l'eau de mer et ont indiqué
que la concentration en iode était 126,7 fois plus forte que la concentration
maximale autorisée pour les rejets des réacteurs 1 à 4 de la centrale de
Fukushima dai-ichi et 24,8 fois pour le césium.Les données sont ici en japonais et en anglais.
Les prélèvements ont été faits à 100 m au sud du point de rejet des
réacteurs 1 à 4 de la centrale nucléaire de Fukushima dai-ichi. La première
colonne correspond à la concentration mesurée (il faut multiplier par 1000 pour
avoir des becquerels par litre) ; la deuxième à la limite de détection ; la
troisième à la concentration maximale autorisée pour les rejets et la dernière
au ratio colonne 1 sur colonne 3.


En ce qui concerne l'eau de mer, des mesures effectuées par TEPCo à 8 et 16 km
au sud de la centrale avaient des concentrations en iode 131 80,3 et 16,4
fois plus élevée que les limites légales. Si un adulte ingère quotidiennement
2-3 litres d'eau contenant la même quantité



d'iode, l'exposition atteindrait la
limite de 1 millisievert en un an. Il est pas prévu de suspendre le commerce de
la pêche localement pour l'instant.

-> Les limites radiologiques pour les produits alimentaires et
l'eau de boisson fixées par le gouvernement japonais sont disponibles ici.

Doses reçues

Mercredi 23 mars, des calculs de dose cumulées à la thyroïde depuis
l'explosion jusqu'au 23 mars minuit (heure locale) ont été présentés : il est
possible que des enfants d'un an vivant en dehors de la zone des 30 km autour
de la centrale aient reçu une dose supérieure à 100 millisieverts (attention,
il question de dose pour un organe ici, pas de dose pour le corps entier dont
il était question pour les travailleurs). La dose pour un adulte est plus
faible. A partir de 100 millisieverts, il est recommandé de prendre du iodure
de potassium (pastille d'iode) pour se protéger des risques de cancer de la
thyroïde. Les calculs ont été faits avec le System for Prediction of
Environmental Emergency Dose Information (SPEEDI).

A Tokyo, le débit de dose moyen a augmenté à 0,155 microsieverts par heure
contre 0,142 la veille. De même à Chiba où il est passé de 0,125 à 0,142
microsieverts par heure. Dans la ville de Fukushima, il est stable : 6,85
microsieverts par heure. Il y a 470 microsieverts par heure à l'entrée principale
de la centrale.



Autres informations



Suite aux évènements du mardi 15 mars, le gouvernement japonais a installé une
cellule de crise dans les locaux mêmes de TEPCo afin de pouvoir être bien
informé. Elle est présidée par le premier ministre en personne !

Mardi 15 mars l'ASN, a estimé que l'accident de
la centrale nucléaire japonaise relève désormais du niveau 6 sur une
échelle de 7. Elle a été suivie par son homologue américaine. 7 correspond à
Tchernobyl. Ce niveau était évalué à 4 par les autorités japonaises. Il a été
remonté au niveau 5 vendredi 18 mars, pour les réacteurs 1, 2 et 3. L'accident
du réacteur n°4 a, quant à lui, été reclassé au niveau 3.


Les autorités commencent aussi à manquer d'essence dans la région sinistrée et
demandent à la population de limiter les pleins d'essence. La priorité doit
être donnée aux secours. Dans la zone sinistrée, l'essence est rationnée.

Une élévation de la radioactivité ambiante a été détectée dimanche matin à la centrale
d'Onagawa, située à une centaine de kilomètres au Nord de celles de Fukushima.
La compagnie d'électricité du Tohoku, l'exploitant, mentionne des niveaux ayant
atteint une vingtaine de microsieverts par heure dans une balise de
surveillance. Il est fort probable que la radioactivité viennent de Fukushima.
La situation est redevenue "normale" dans la soirée.

Dans la soirée de dimanche 13 mars, on a appris qu'un réacteur de Tokaï-mura
avait aussi perdu son système de refroidissement. Le système de secours serait
actif.

Le 21 mars le
bilan est de 8 805 morts, 12 654 disparus et 2 285 blessés. Plus de 88 000
maisons et bâtiments ont été complètement ou partiellement détruits. Il y a 320
000 personnes



dans 2 100 abris.
Parmi ceux-ci, ils sont 20 000 à venir de la zone des 20 km qui a été évacuée
autour de la centrale. Environ 90% des victimes sont mortes noyées (d'après une
analyse faite sur 126 cadavres).

120 000 personnes sont engagées dans les opérations de secours.

Un premier bilan effectué par l'OMS est disponible ici.

Les autorités japonaises ont présenté dimanche soir un plan drastique de
gestion de la pénurie d'électricité, annonçant des coupures programmées par
tranche de trois heures à partir de lundi et jusqu'en avril. Une grande partie
des annonces télévisées concerne ces coupures. Jeudi 17 mars, Tokyo a
frolé le black-out à cause d'une vague de froid qui a augmenté la demande en
électricité.

Une épidémie de rhumes semble se développer dans les centres d'hébergements
temporaires bondés et parfois non chauffés.

L'alerte au tsunami a été levée lundi 14 mars.

Une semaine après le début des catastrophes, vendredi 18 mars, à 14h46, le pays
a respecté une minute de silence.

Nous essayerons de compléter les informations contenues dans cette page en
fonction de l’évolution des évènements.



~~~~~~~~ Compléments ~~~~~~~~~



Il y a deux centrales de Fukushima : Fukushima dai-ichi (n°1) avec 6 réacteurs
à eau bouillante et Fukushima dai-ni (n°2) avec 4 réacteurs. Les réacteurs n°4
à 6 de Fukushima dai-ichi étaient déjà arrêtés avant le tremblement de terre. Les
deux centrales sont séparées de 12 km et appartiennent toutes les deux à la
compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCo en anglais). La centrale d'Onagawa
regroupe 3 réacteurs à eau bouillante et est exploitée par la compagnie
d'électricité du Tohoku.

Le New York Times propose une
animation très claire montrant la structure du réacteur de Fukushima dai-ichi.
La NRC américaine propose une description de réacteurs à eau bouillante.

Selon TEPCo, il y aurait 4 546 grappes de barres de combustibles usés à
refroidir dans les 6 réacteurs de la centrale.

Comme prévu, ces centrales se sont arrêtées automatiquement lors du séisme.
Mais, même arrêté, le combustible de la centrale dégage de la chaleur. Il faut
de l'eau, des pompes et donc de l'électricité pour refroidir le coeur. Les
générateurs de secours n'ayant pas fonctionné, la température et donc la
pression ont augmenté avec un risque d'endommager l'enceinte de confinement.

Une trop forte augmentation de la température peut faire fondre la gaine des
pastilles de combustible qui retient les produits de fission radioactifs. La
présence de césium 137 relevée
dans les
rejets gazeux laisse penser que le coeur du ou des réacteurs a commencé à
fondre. Si le combustible fondu se reconcentre, on peut craindre le redémarrage
d'une réaction nucléaire en chaîne et une explosion nucléaire.

Contrairement aux coeurs des réacteurs, les piscines d'entreposage des
combustibles usés ne sont pas confinées. Si ces combustibles ne sont plus
refroidis et que la gaine fond, les radioéléments sont en contact direct avec
l'air et peuvent être dispersés. C'est pourquoi les piscines posent plus de
soucis actuellement. En cas d'incendie ou de relargage de gande ampleur, les
employés ne pourraient plus accéder au site et tenter de contrôler les
réacteurs.

En France, ces piscines ne sont pas mieux protégées.

Un suivi en continu de la catastrophe nucléaire est fait en anglais par
greenaction à Kyoto, association avec laquelle nous avons des liens très
serrés. Ici.

Les niveaux de radiation mesurés par plusieurs balises autour des centrales de
Fukushima sont visibles ici. Cependant, les données
semblent s'arrêter au 12 mars. La courbe bleue continue indique le niveau de
radiation en nGy/h. Le graphe du haut est sur 24h, celui du milieu sur une
semaine et celui du bas sur 1 mois. La courbe en pointillés correspond au
maximum enregistré par le passé.
Pour changer de balise, il faut cliquer sur la carte, mais nombreuses semblent
inopérantes.

Les conditions météo sur place peuvent être consultées en français ici.

Tous les tremblements de terre qui ont eu lieu au Japon depuis le 11 mars sont
répertoriés ici. Il y en a eu plus de 700.

Des images satellites de la centrale avant et pendant la catastrophe sont
disponibles ici.

Une des raisons des problèmes d'approvisionnement électrique actuels vient du
fait qu'une partie du Japon (Kansai) utilise du 60 Hz alors qu'une autre partie
(Kanto) utilise du 50 Hz. Il n'y a que trois transformateurs entre les deux
régions et il est donc difficile de transférer de l'électricité d'une partie à
l'autre. De plus, seuls 3 réacteurs sur 7 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa
aussi exploitée par TEPCo et endommagée par le tremblement de terre de 2007
fonctionnent.

L'industrie agro-alimentaire japonaise a été frappées par de nombreux scandales
: du riz non consommable mis sur le marché, de la vande importée labellisée
japonaise... La population n'a pas confiance dans le système de surveillance.

En 2007, le sismologue Katsuhiko ISHIBASHI avait forgé le mot
"genpatsushinsai" ou "désastre sismo-nucléaire" qu'il
craignait.

A Three Miles Island, il a fallu 10 ans pour pouvoir inspecter le coeur et
comprendre ce qui s'est passé.

Articles de l'ACRO en ligne sur des évènements passés au Japon :
- La
radioactivité expliquée aux enfants
(2011)
- A
propos des falsifications de TEPCo dans le passé

- A
propos de l'accident de Tokai-mura le 30 septembre 1999




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AuteurMessage
Tokyog



Masculin Scorpion Chèvre
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Date d'inscription: 13/01/2012
Age: 44

MessageSujet: Re: Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima   Lun 13 Fév - 3:42

Je vis à Tokyo, et ai vécu cette catastrophe l'année dernière.
Il est vrai que nous sommes habitué aux tremblements de terre et nous savons tout de suite si l'on doit s'inquiéter ou continuer à vaquer à nos activités.
Ce jours-là, tout le monde savait que ce n'était pas naturel.
Inconsciemment, une petite voix nous disait que ce tremblement de terre n'était pas normal.
Ensuite, nous avons été pris dans la tourmente: Paralysie des transports, découverte du tsunami, puis catastrophe nucléaire.
Je vous invite à visiter le site ou à visionner les vidéos de Benjamin Fulford, ancien rédacteur en chef du magazine Forbe pour l’Asie.

http://benjaminfulford.typepad.com/

Depuis des années, ses analyses sur le monde s'avèrent toujours exactes.
Il a été le premier à annoncer que le tsunami du Japon à été causer par des explosions nucléaires.
Le Japon et beaucoup d'autres pays sont en pleine guerre économique contre le dollars (La banque fédérale Américaine plus précisément) et on craint ici, une nouvelle catastrophe de grande ampleur provoqué à nouveau par ceux qui contrôlent, par le biais de cette banque et de l'endettement des gouvernements, Israel, les Etats unis, l'Europe et beaucoup d'autres pays.
Même si il s'avère exacte qu’Israël soit à l'origine de tant de destruction et de mort, il ne faut pas en vouloir aux Israeliens, mais à leurs dirigeants.
Les Israéliens sont comme nous, manipulés par les médias, emprisonnés par la vie que l'on nous fait mener (Travail, crédit, maisons...) et nous sommes tous à la merci de nos dirigeants sans pouvoir rien faire que d'espérer que cela change.
Les choses sont en train de changer, mais il va falloir plusieurs années encore avant de s'en apercevoir.

Quand à la France, soit elle continue de faire allégeance au système économique Américain et de payer les intérêts de sa dette toujours plus croissante à la banque fédérale soit elle s'expose à une catastrophe (pourquoi pas nucléaire aussi).
Soit dit en passant, les tempêtes de fin 1999 n'étaient pas d'origines naturelles elles-aussi.
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tipol



Masculin Messages: 279
Date d'inscription: 12/02/2011
Localisation: Valenciennes

MessageSujet: Re: Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima   Lun 13 Fév - 9:29

@tokyog : Merci pour le site, je ne l'avais pas.
Je suis ici, après, hors sujet du post (fukushima) mille excuses.
1) Pour la FED je pense à une précipitation brutale fin 2012 avec la fin de la concession, mais on peut compter sur des revirements inatendus des escrocs.
2) Je suis ignorant, mais interrogatif sur les fonctionnements financiers réels du District of Colombia et de la City. Ca serait bien de faire un sujet là-dessus. De même sur les propriétaires des banques du Vatican, il y a à découvrir, qui sont-ils, comment sont-ils défiscalisés.
Le Distric of Colombia est indépendant, défiscalisé, ne paie pas d'impôt aux américains, mais je me doute même du contraire très discret que les
Américains pourraient bien payer cher l'herbergement de leur capitale administrative au sein du District... Je n'ai jamais vu de propriétaire ne pas faire payer des loyers ni des taxes à un locataire, alors encore plus des financiers escrocs et voleurs.
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claude.c31



Masculin Messages: 648
Date d'inscription: 25/11/2010

MessageSujet: Re: Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima   Lun 13 Fév - 21:26



Hausse de la température au niveau du réacteur 2 de la centrale de Fukushima




Au Japon, la température du réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi ne cesse d’augmenter,
malgré les injections supplémentaires d’eau, samedi soir.

Selon l’opérateur de la centrale, la Compagnie d’électricité de Tokyo,
le thermomètre disposé à la base du réacteur affichait78,3 degrés Celsius ce dimanche à 10h00,
heure locale, et aurait maintenant atteint 82 degrés.

Fin janvier, la température a commencé à s’élever autour des 70 degrés.
Malgré les injections d’eau effectuées par Tepco, le phénomène a perduré et le thermomètre affichait 74,9 degrés samedi soir.

La température a continué de grimper ce dimanche matin pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre,
lorsque le gouvernement et Tepco avaient annoncé l’arrêt à froid de tous les réacteurs, à moins de 100 degrés.

L’opérateur de la centrale dément toutefois tout risque de réaction en chaîne,
assurant que les deux autres thermomètres, dans la partie inférieure du réacteur,
affichent des températures de 35 degrés environ.

Tepco prévoit de déverser de l’acide borique, dans le courant de la journée,
pour empêcher tout risque de réaction nucléaire en chaîne. Par ailleurs, le volume d’injection d’eau est désormais de 3 tonnes par heure.



Publié le 12 février 2012 by bodyspiritzen
https://stefouxxx.wordpress.com/2012/02/12/hausse-de-la-temperature-au-niveau-du-reacteur-2-de-la-centrale-de-fukushima/

a lire aussi :
Le corium de Fukushima (1) : description et données
Source
REALINFOS
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claude.c31



Masculin Messages: 648
Date d'inscription: 25/11/2010

MessageSujet: Re: Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima   Mer 22 Fév - 1:36




Fukushima, quand c'est fini, ça recommence







A presque un an de la catastrophe, alors que Tepco affirmait sans sourire que les réacteurs étaient
« en état d'arrêt à froid », voila que brusquement le réacteur n°2, celui qui contient du mox, donc du plutonium,
refait parler de lui, dans l'indifférence irresponsable des grands médias.

Affirmant tout d'abord qu'il y avait seulement un « défaut de thermomètre »,
mais démontrant son propre mensonge en augmentant le débit d'injection d'eau dans la cuve du réacteur n°2,
Tepco accepte du bout des lèvres de dire qu'il y aurait quelques problèmes à Fukushima. lien

On se souvient qu'en novembre 2011, une première réaction de fission s'était produite sur ce même réacteur,
évènement qui n'a pas soulevé beaucoup d'émotion. lien

Depuis mars 2011, selon l'IRSN, les réacteurs accidentés de Fukushima Daiichi sont refroidis
par des injections d'eau de l'ordre de 10 mètres cubes à l'heure,
et Tepco avait annoncé en décembre dernier que la température des cuves était sous contrôle.


Affirmation à prendre avec quelques précautions.

Au-delà de l'eau injectée, Tepco a aussi utilisé de l'acide borique, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. lien
Il est généralement utilisé pour éviter qu'une réaction en chaine ne se produise. lien
Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda avait donc fait l'annonce optimiste
de « l'état d'arrêt à froid », affirmant sans rire :
« les réacteurs sont stables et la seconde phase du plan est achevée »,
et que du coup une reprise de la réaction de fission était écartée. lien

L'ASN (autorité de sureté nucléaire) définit ainsi l'arrêt à froid :
« la situation d'un réacteur nucléaire à l'arrêt dans lequel l'état du fluide de refroidissement
se rapproche de celui qui correspond aux conditions ambiantes de pression et de température ».

Or contre toute attente, ça chauffe grave à Fukushima, obligeant l'exploitant à augmenter l'injection d'eau,
en la portant à 13 mètres cubes.

Plus grave, du Xénon a été retrouvé dans l'enceinte de confinement du réacteur n°2,
ce qui signifie qu'une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu,
et qu'elle est peut-être encore en cours en ce moment. lien

Il faut savoir que les xénons 133 et 135 se créent lorsqu'il y a fission nucléaire de l'uranium. lien

Malgré tous les efforts de l'exploitant, la température continue de monter,
et voisinerait les 300°C, ce qui fait craindre aux travailleurs sur place la possibilité d'une explosion. lien

Cela expliquerait l'augmentation constatée de la radioactivité sur le site,
passant de 4,45 Mbq/km2 à 98,2 Mbq/km2 pour le césium 134,
le césium 137 passant de 6,46 Mbq/km2 à 139 Mbq/km2.




Alors qu'à Tchernobyl, suite aux différentes interventions, la situation reste relativement stable,
grâce au sacrifice de quelques dizaines de milliers de travailleurs sur l'autel du sacro-saint nucléaire,
à Fukushima, rien n'est réglé.
Bien au contraire.

Les alertes se multiplient, et selon la NSC (commission de sécurité nucléaire japonaise),
on assiste actuellement à une distribution massive de pastille d'iode,
afin de contrer une nouvelle pollution radioactive.
Ces pilules, en saturant la thyroïde, empêchent provisoirement la radioactivité de se fixer
dans l'organisme des japonais en danger.
Et puis le danger ne se limite pas au réacteur n°2, elle s'étend au N°3,
car celui-ci vient de montrer des signes inquiétants d'activité.
Le 7 février 2012, un panache de fumée s'est élevé au dessus du réacteur détruit.




A l'évidence, il ne s'agit pas d'un feu de broussailles,
ou de quelques japonais décidés à organiser un barbecue improvisé.

En attendant, c'est officiellement que 573 personnes sont décédées
suite à la catastrophe survenue dans la centrale de Fukushima. lien

Sur ce lien, la caméra qui filme en continu les réacteurs endommagés de Fukushima.

Sur Encyclo, le 11 mars, la réalisatrice Marie Linton proposera un reportage inédit
« Fukushima : retour en zone rouge ». lien
Récemment quelques élus français ont pu se rendre au Japon pour constater la gravité de la situation,
regrettant qu'ils n'aient pas été très nombreux à répondre à l'appel, tant ce voyage était instructif. lien

L'adjoint au maire de Chinon, Yves Dauge, était du voyage et a déclaré :
« tout ce qui nous a été dit me perturbe beaucoup. A l'avenir, qui va vouloir s »'installer ici ?
Quelle entreprise va vouloir investir ? »

En attendant, au Japon, les pertes financières s'accumulent, et récemment,
malgré le soutien massif de l'Etat, lequel a avancé 90% du montant,
sans la moindre garantie d'un éventuel remboursement,
Tepco a admis une perte de plus de 6 milliards d'euros pour les 3 derniers trimestres de son exercice.
Cette somme, pour importante qu'elle paraisse, n'est qu'une maigre partie des sommes qu'il faudra débourser.
Aujourd'hui encore, au-delà des 100 000 habitants évacués dans le périmètre,
largement insuffisant des 20 km autour du site,
Tepco évalue à 1,5 million le nombre de japonais qui devront être indemnisés.

Un panel d'expert à évalué à 44 milliards la facture totale
nécessaire au dédommagement suite à la catastrophe nucléaire. lien

Tepco envisage de dépenser 10 milliards d'euros pour démanteler un jour les réacteurs hors service,
mais l'expérience française, avec le démantèlement de « super » phénix,
prouve que ce chiffre sera largement sous évalué.

C'est d'ailleurs une lapalissade, outre les dommages subis, les pertes de territoire,
les maladies et les morts imputables au nucléaire, la facture du démantèlement est totalement à revoir.

En 2005, la cour des comptes avait estimé le démantèlement de la centrale de Brennilis
à 480 millions d'euros. Aujourd'hui on parle en milliards.
Prudemment EDF aurait provisionné 2 milliards d'euros pour la déconstruction des 58 réacteurs français. lien

Or le site de « super » phénix estimé pour son démantèlement à 900 millions d'euros,
en coutera 10 ou 11 milliards, soit plus de 10 fois plus que prévu (lien) et du coup,
les 2 milliards prévus pour le démantèlement de tout le parc français paraissent un peu étriqué.

Récemment, la députée européenne Michelle Rivasi,
avait estimé le cout de la catastrophe japonaise entre 100 et 500 milliards d'euros (lien)
et Tchernobyl, en fin de compte en coutera autant.

Aujourd'hui, entre le prix du kilowatt éolien et celui du nucléaire, il n'y a pas photo :
celui du nucléaire étant largement sous évalué, ils sont aujourd'hui tous les deux au même niveau,
sauf que, comme le fait remarquer Michelle Rivasi : « à 80 € le MWh,
l'électricité produite par l'EPR coûterait le même prix que l'éolien aujourd'hui, mais à choisir,
je préfère qu'un avion s'écrase sur une éolienne que sur une centrale nucléaire ». lien

Et si on ajoute à l'équation le prix du démantèlement et celui, hypothétique, du traitement des déchets,
il n'est pas difficile de choisir, d'autant que nous sommes dépendants de l'uranium,
alors que le vent n'a pas besoin d'être importé. lien

Mais le président actuel du navire « France », droit dans ses petites bottes,
continue d'affirmer son soutien au nucléaire français.

A Fessenheim, il s'est félicité des 700 contrôles annuels de l'ASN,
assurant que ceux-ci étaient en toute impartialité et transparence,
sauf qu'il a refusé que des experts indépendants puissent faire ces visites, (lien)
et qu'à tout prendre, 700 contrôles c'est finalement peu,
puisque ça ne fait jamais qu'un contrôle mensuel par réacteur.

Avec un peu de recul, on peut aussi s'interroger sur les 750 incidents annuels que nous avons annuellement.

La longue liste des divers accidents ou incidents survenus en France est sur ce lien.

Récemment, la centrale nucléaire de Civaux à connu quelques déboires avec sa tuyauterie (lien)
et le 1 février 2012, l'ASN a produit un rapport accablant sur cette installation
suite à une fuite de tritium constatée dans la nappe phréatique située sous la centrale. lien

On peut aussi se rappeler qu'en 40 ans notre planète a connu 5 accidents majeurs :
Three Miles Island, Tchernobyl, et les 3 réacteurs de Fukushima,
soit un accident pour 3600 « années réacteurs » comme l'explique le Docteur Bruno Bourgeon,
alors qu'on tablait sur 1 pour 100 000. lien



Le 11 mars prochain, à partir de 13h30 les opposants aux nucléaire venus des 4 coins du pays,
et d'ailleurs, vont organiser la plus grande chaine humaine jamais organisée en France.
Elle ira d'Avignon à Lyon et pour y participer c'est sur ce lien.

Il est probable que l'autocrate président n'y participera pas, mais on risque au moins d'y trouver Eva Joly. lien

Quant à Sarközy, il s'est rendu à Bourgoin Jallieu, jouant le« pyromane pompier »,
responsable de la faillite de la filière photovoltaïque, et allant plastronner,
en compagnie du patron d'EDF, le 13 février 2012,
voulant apparaitre comme le sauveur de Photowatt alors qu'il en est le prédateur. lien

Comme me suggère mon vieil ami africain :
« le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois ».

Olivier Cabanel
Agoravox

http://fr.sott.net/articles/show/7029-Fukushima-quand-c-est-fini-ca-recommence
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Informations Japon Centrale Nucléaire de Fukushima

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